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La Charte de l'AARS à télécharger
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L'art rupestre du Tassili N'Ahaggar et de l'Ahaggar est beaucoup moins connu du grand public que les fresques légendaires du Tassili N'Ajjer, telle que le Grand Dieu Séfar, période des têtes rondes celle-ci serait contemporaine de la période bubaline (env. 12'000 à 6000 ans BP, before present), selon une chronologie établie par Théodore Monod, reprise ensuite et développée par Henri Lhote). Puis selon leurs recherches la période bovidienne de 6000 à 3200 BP précède le cabalin environ 3200 ans BP, qui sera suivi 2000 ans BP par la période cameline.
Cette chronologie ramenée à des époques bien plus récentes par Alfred Muzzolini, lequel situe les périodes des têtes rondes, du bubalin et du bovidien ancien dans une fourchette allant 6500 BP à 4500 BP, suivies par le bovidien final de 4500 BP à 3000 BP, entre 3000 BP et 2000 BP du cabalin et à partir de 2000 BP du camelin. L'art rupestre a perduré au Sahara jusqu'au 18ème siècle.
El Ghessour l'une des portes du Tassili N'Ahaggar, des rochers aux formes spectaculaires, fantastiques émergent du sable doré, créant un paysage unique au monde. Oeuvre de la nature, que l'homme de passage tente d'apprivoiser en mettant des noms sur certaines formes pour les rendre plus familières.
Les deux petits panneaux peints surplombant l'agelmam d'El Ghessour devaient être, à l'origine, beaucoup plus importants, en effet sur le rocher, photo ci-contre, l'on aperçoit l'image délavée d'autres peintures, personnages à tête en bâtonnet, scène de chasse? A droite girafes et personnages longilignes. |
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Tassili N'Ahaggar |
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Taguelmemte Samédete, une ancienne agelmam. Le passant réoccupe, lorsque les rayons du soleil au zénith se font brûlants, un lieu de bivouac protégé du soleil dans un abri sous-roche, comme l'on fait bien avant lui bienvenu d'autres hommes. Son imagination vagabonde en y découvrant des gravures et des cupules creusées dans la pierre, des tessons de céramiques et de fragments de pierres de meules et il revoit en pensée des scènes de chasse, ou de la vie quotidienne des anciens habitants du Sahara. |
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Les pierres à cupules ont toujours intriguées les archéologues, quelles étaient leurs fonction à quel usage étaient-elles destinées, ont-elles servi à broyer des pigments ou des graines, associées souvent avec des meules dormantes creusées à même la pierre ont-elles été des réceptacles pour des offrandes. Image du haut à gauche. |
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Tassili N'Ahaggar |
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Au bord de la piste de Youf Ahakit dans l'oued Tintarabin, émergent à fleur de sable deux grandes dalles couvertes de gravures, l'une appelée la dalle des caravanes et l'autre que je nommerai la "dalle des serpents", comme la désigne les Touareg.
La première est parsemée de gravures, parmi les divers animaux représentés, les spirales, la femme qui accouche ?, de nombreux pieds sont dessinés et non des sandales comme on peut le voir fréquemment dans l'Ahaggar, photo ci-contre. Cet ensemble de dessins avait-il une fonction votive ? |
Au printemps 2006, lors
d'un voyage dans le Tassili N'Ahaggar, mes compagnons et moi-même
avons trouvé la dalle des caravanes partiellement enfouie et très sale,
consécutivement à une grosse crue de l'oued Tintarabin. L'autre dalle
dite des grands serpents était totalement recouverte de boue, quelques petites gravures situées sur sa périphérie apparaissaient encore
partiellement ici et là. |
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Tassili N'Ahaggar |
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La région d'In Guezzam à proximité de la frontière algéro-nigérienne mériterait que l'on s'y attarde quelque peu.
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Les gravures semblent assez nombreuses et le peu que nous avons pu voir ce printemps 2006, tant à Berouten que dans un Tassili tout proche d'In Guezzam (photo ci-contre), donne envie d'y retourner et d'y consacrer plus de temps, dans ces paysages magnifiques, à la recherche des images, que nous a léguées l'Homme du Sahara. |
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| Téfedest - région de Mertoutek |
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La Téfédest, massif granitique de l'Ahaggar, situé à environ 200 km de Tamanrasset, dont l'un des points culminant au nord est l'Oudane appelé aussi Garet El Djenoun, la montagne aux écritures de Roger Frison-Roche.
Elle recèle les vestiges nombreux de peuplements successifs
couvrant une large partie de la préhistoire et de l'histoire du Sahara,
peintures, gravures, sanctuaires, tumuli. |
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Peu de publications ont été consacrées à La Téfédest, la première exploration date de l'époque coloniale et fut conduite en 1935 par R. Coche. Cependant, il faut citer J.-P. Maître, qui a conduit un travail considérable de recherches, publié dans son mémoire "I Téfédest centrale".
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Le "grand bovin aux cornes
démesurées" (image en haut à droite) a sa robe dessinée par des cloisonnements,
une longe pend à son cou, il semblerait qu'il ait trois cornes et deux
queues, est-ce d'origine ou y a-t-il eu des rajouts sur l'oeuvre
originale ?
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| Téfedest - région de Mertoutek | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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Tin Tfeltassen un site ou les peintures de boeufs blancs se confondent avec de petits personnages rouges, plus ou moins effacés (photo à gauche ci-contre). |
A l'angle supérieur gauche de la peinture un personnage foncé vêtu d'un robe à franges paraît marcher ou danser, comme l'indique le mouvement imprimé au vêtement (photo de droite). |
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| Téfedest - région de Mertoutek | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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Une petite journée de marche permet d'explorer
sommairement cette région des oueds Ahor et Timidouin. Au printemps 2005
l'eau abondante et limpide remplissait les gueltas et rendait la ballade
fort agréable. |
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Haut perchée dans les
rochers bordant l'oued Ahor une vache gravée surchargée de tifinagh, les tifinagh semblent être d'époque plus récente. |
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Photo de droite, détail
d'un panneau de la région de Tazait, dans un abri
sous-roche, un mélimélo de peintures, une fresque représentant
différents animaux et des personnages, la femme est accroupie devant un
boviné,
l'homme marche portant une lance. A noter, qu'à gauche de ces
représentations un groupe de bovidés est peint avec des traits fins, L'on distingue aussi
une autruche très élégante, malheureusement fortement effacée. |
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Des rayures cloisonnées
par des traits fins. telle est l'originalité de la technique employée
pour cette peinture de l'oued Tazait. L'on distingue sous le cou du
premier bovidé ce qui semble être une longe. Photo ci-contre. Le même procédé pictural se
retrouve dans la grande fresque du troupeau de boeufs de l'oued
Ahor, ci-dessous. |
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Ravissante peinture d'un troupeau de bovidés réalisée dans une conque parmi les rochers bordant l'oued Ahor. Les deux animaux visibles sur la gauche sont représentés dans leur quasi totalité avec les détails des taches de leurs robes. A noter pourtant que la peinture à l'origine couvrait toute la conque et qu'en traitant la photo plusieurs animaux apparaissent beaucoup plus clairement. L'ensemble de la composition ou dominent les figurations de têtes et de cornes soulignées par un fin trait rouge, crée par une illusion d'optique un mouvement de déplacement de l'ensemble du troupeau vers la droite.
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Que raconte le grand
panneau d'époque caballine de l'oued Ahor, photos, scènes de chasse ? de
guerre ?, peut-être tout à
la fois, les personnages sont armés de lances ou
javelots, en bas à droite de la photo un cavalier est dessiné de façon
très réaliste, il tient une épée dans la main droite, un bœuf semble
peiner portant une charge. |
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Ci-contre la grande gravure de "lion" au pelage tacheté !!! ou animal
mi-lion, mi-guépard, les griffes sont de simples traits
prolongeant les pattes. La gravure a certainement été retouchée,
particulièrement au niveau de la tête de l'animal. |
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| Gravures de l'Ahaggar | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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Tagmart 1 et Tagmart 2, villages à environ 25 km de
Tamanrasset au pied de l'Atakor, sites rupestres à découvrir dans des
paysages magnifiques. |
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Par contre les nombreuses peintures de Tagmart 2 sont très effacées et ne laissent malheureusement apparaître plus que la trace fantôme de leur image. Cependant après re-travail de la photo, ces peintures rupestres d'époque cabaline réservent bien des surprises. Photos ci-contre. |
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| Gravures de l'Ahaggar | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Ahaggar | |||||||||||||||||||||||||||||||||
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Les bœufs à l'abreuvoir ou la vache qui pleureA Tegharghart, surgissant du sable de grands monolithes se dressent éclairés par le soleil rasant de la fin de journée (5ème photo du titre). Sur l'une des faces d'un des rochers est gravée une des merveilles de ce Tassili N'Ajjer dénommée "Les bœufs à l'abreuvoir", car lorsque la pluie fait gonfler l'oued Edjereou de Djanet un petit lac se forme au pied du rocher et les bœufs donnent véritablement l'impression de se désaltérer. Cette gravure est aussi appelée "La vache qui pleure" en référence à une larme de sel coulant de l' oeil d'un des animaux.
Il y a bien des millénaires ces premiers pasteurs du Sahara ont légué à l'humanité ce chefs-d'œuvre inestimable et fascinant. Quel était leur message ? image d'activités quotidiennes, création et plaisir de l'esthétisme, rite magique pour s'assurer la prospérité en fixant dans la pierre l'image de leur richesse, l'on peut se perdre en conjonctures. |
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Tassili N'Ajjer |
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Tassili N'Ajjer |
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Dans les environs de Djanet, sur la pierre d'un abri sous-roche trois personnages à tête en bâton "les petites danseuses" sont peints à l'ocre, ils sont typiques de l'époque cabaline (environ 1'500 à 1'000 BC (before Christ). Le plafond de l'abri est décoré d'une ravissante petite girafe (photo de droite).
Des groupes de personnages, d'animaux de facture récente, et quelques tifinagh accompagnent ces peintures. Comme souvent les différents occupants permanents ou temporaires de ces lieux ont voulu laisser la trace de leur existence de façon tangible.
Par contre ces représentations de l'art rupestre, certainement beaucoup moins connues que les bœufs à l'abreuvoir, n'ont pas subi les déprédations de visiteurs.
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© Sylvia Lucie Eva Donon -Juin 2004 - Tous droits réservés |