#tagrera1.jpg Oued Mertoutek, Tefedest/ Cliquer pour agrandir l'image Youf Ahakit, Tassili N'Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image La boule à zéro, oued Ahor Téfédest/ Cliquer pour agrandir l'image Ters la chèvrei, Tassili N'Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image Vers l'Ilamane, Atakor/ Cliquer pour agrandir l'image

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Une journée au Sahara

Dans le désert le déroulement de la journée est dicté par l'astre du jour. Au premier rayon de soleil c'est le réveil. Après un solide petit déjeuner la caravane prend la piste. Aux heures les plus chaudes une halte ombragée est la bienvenue pour se restaurer et se reposer avant le trajet jusqu'à l'emplacement du bivouac nocturne. 
Le soir autour du feu l'ambiance est souvent festive, c'est "l'ahal*. Chants accompagnés d'instruments de musique improvisés, récits, contes et poèmes font de ces instants fugaces des moment inoubliables et magiques des nuits étoilées du Sahara. 
*Ahal : tradition touarègue, qui favorise les rencontres entre célibataires des deux sexes, soirée ou se disent des poèmes, se racontent des histoires, le tout accompagné de musiques et de chants

 

 

 

 

 

 

Départ matinal - Tassili N'Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image Musique et chants à Tahagart, Tassili N'Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

La piste en direction de Tit - Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

Petite caravanne près d'Assamaka Niger/ Cliquer pour agrandir l'image

La piste en 4 x 4

Au Sahara chaque type de terrain contraint le chauffeur du véhicule 4 x 4 à adapter sa façon de conduire. Solane fol Soulanes va " doucement sur le reg", par contre sur la tôle ondulée il vaut mieux rouler très vite pour éviter les secousses. 
Les ensablements et les crevaisons font aussi partie du voyage. Alors il ne reste plus qu'à dégager le véhicule du sable, ce qui peut s'avérer long et laborieux, ou à changer la grosse roue de la 4 x 4, la démonter, réparer la chambre à air, la remonter et surtout  la regonfler, pour ne pas être pris au dépourvu si  un tel incident devait se reproduire. 

Que mange-t-on ? 

Au quotidien du voyage les repas traditionnels simples et nutritifs, riz, pâtes, taguella*, accompagnés de légumes et de viande  en sauce, soupes, chorba,  permettent au voyageur de résister aux dures conditions climatiques sahariennes. Chaque halte est également l'occasion de boire de nombreux petits verres de thé très sucrés (3 thés à chaque fois dans la tradition touarègue) et de déguster, en attendant le repas principal,  les dattes des oasis et le lait fermenté, aliments des populations nomades.
Quand l'occasion s'en présente un méchoui est organisé, rompant la monotonie des repas, moment d'abondance dans l'austérité du désert.
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La taguella est une galette de pain sans levain cuite dans un four de sable. (un grand feu chauffe le sable, les braises sont réservées, puis le sable est légèrement creusé, le pain y est déposé puis recouvert de sable sur lequel on ramène les braises). Ce pain est émietté et arrosé d'une sauce avant d'être servi dans le grand plat commun. 

La recherche de l'eau

La route des caravanes est tributaire des points d'eau, puits, agelman (gueltas), oued ou l'eau coule parfois et dans le lit desquels il suffit de creuser pour qu'elle sourde  fraîche et limpide.

Les touareg repèrent les emplacements des puits et points d'eau par des signes dans le désert visibles de loin. Le désert pour celui qui y est né est un grand livre à ciel ouvert, messages écrits sur la pierre tifinagh, redjem (cairns), etc. 

 

L'oued Timidouin en crue, septembre 2006 dans les montagnes de la Tefedest/Cliquer pour agrandir l'image L'oued Ahor après la crue/ Cliquer pour agrandir l'image

Événement rare mais possible, les crues d'oued sont dévastatrices, l'air se rafraîchit brusquement, il a plu quelque part et l'oued peut entrer soudainement en crue, l'eau détruisant tout sur son passage, emportant pierres, véhicules 4 x 4 et même parfois de gros camions.

Températures : "Il fait froid je gèle, maintenant j'ai trop chaud"

Sahara, climat des extrêmes. Dans le désert la température peut descendre l'hiver en altitude jusqu'à - 10°C, voire encore moins, pour avoisiner les 15°C à 25°C la journée.  
En été le désert devient une fournaise écrasée de soleil, le thermomètre peut y atteindre plus de 55°C à l'ombre.

In Merous dans l'Atakor/ Cliquer pour agrandir l'image Ilaman Atakor - Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

Dès le printemps, lorsque la saison des pluies commence en Afrique subsaharienne, certains jours de violentes tempêtes de sable accompagnées de tornades impressionnantes balayent les plateaux obligeant le voyageur à modifier son itinéraires ou à renoncer à un circuit.
Pour son confort la tenue traditionnelle des touaregs est certainement  la mieux adaptée à ces contrastes violents, vêtements amples et superposables, permettant à l'air de circuler, port du taguelmoust (chèche), qui protége, du froid, du soleil et de la chaleur en réduisant la déperdition d'eau due à la respiration.

Enlisement, oued Tintarabin automne 2005/ Cliquer pour agrandir l'image

Ciel d'orage sur l'Assekrem/ Cliquer pour agrandir l'image

 

 

Pierres au coucher du soleil aux alentours de l'oued Foutes/ Cliquer pour agrandir l'image

 

 

Elarbi oued Tazrouk - Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

Des oiseaux migrateurs font toujours escales dans le Sahara, telle cette cigogne photographiée au printemps 2004 et qui se reposait dans l'oued Tazrouk (photo ci-dessus) avant de reprendre son vol pour le Nord de l'Afrique ou peut-être vers l'Europe. 
Il ne faut pas oublier les moula moulas, oiseaux porte-bonheur du Sahara, charmants petits traquets à tête blanche, visiteurs curieux et furtifs, qui volètent comme des papillons  à la recherche de quelques miettes du repas autour des bivouacs (petite photo ci-dessus).
 
Agame Tin Kabrane/ Cliquer pour agrandir l'image Agame Hirafok/ Cliquer pour agrandir l'image

Dans le sable du désert il déchiffrera aussi le dessin de traces de chacals, de gazelles, de lièvres, de nombreuses gerboises, d'un gros lézard fouette-queue, d'un scorpion, d'une vipère des sables et autres représentants de la faune.

Fouette-queue/ Cliquer pour agrandir l'image Agame, El Ghessour/ Cliquer pour agrandir l'image

Faune sauvage :  traces et rencontres inattendues 

Parole de  targui: " Le désert est vivant."
Des gazelles qui traversent la piste en bondissant devant la 4 x 4, la journée sera bonne, c'est un excellent présage. 

L'Ahaggar et les tassilis sont  encore localement relativement riches en faune résiduelle.

 

Gazelle Dorca près d'Hirafok/ Cliquer pour agrandir l'image Anes sauvages Tefedest Noire/ cliquer pour agrandir l'image

Lors de son périple, le voyageur attentif sera très surpris d'observer nombre d'animaux, de reptiles et d'oiseaux, grands rapaces planant dans le ciel, perdrix des sables s'enfuyant éperdument à son approche,  daman des rochers, courant pour se cacher alertés par leur guetteur.

Faucon à la sortie de Mertoutek/ Cliquer pour agrandir l'image Perdrix des sables/ Cliquer pour agrandir l'image

 

Scarabé Garet el Djenoun/ Cliquer pour agrancir l'image Lézard, oued Aguenar/ Cliquer pour agrandir l'image

Et....il y a encore des barbeaux,  poissons, qui ont survécu à la désertificaiton et qui nagent encore dans quelques igelmemem (gueltas).

La végétation ou l'art de la ténacité

Qu'il pleuve et le désert reverdit.
Les oueds ou l'eau est suffisante sont aussi des lieux enchanteurs  pour le passant qui y fait halte, la végétation y devient exubérante, roseaux, qui fournissent les matériaux de construction pour les zéribas (huttes traditionnelles), lauriers roses (l'arbuste qui tue les chameaux), palmiers, menthe sauvage et autres plantes créent un îlot de verdure et de vie empli du chant des oiseaux.

 

Tamarix, oued Amsel Tefedest blanche/ Cliquer pour agrandir l'image Tamarix, oued Amsel Tefedest Blanche/ Cliquer pour agrandir l'image.

 

Tamarix dans l'oued Amsel, leurs racines retiennent l'ancien substrat nourricier. De ce fait certains arbres paraissent pousser sur de petites collines au milieu de l'oued.

Petite prairie au bord de la piste de l'Assekrem après les pluies de l'hiver 2005/ Cliquer pour agrandir l'image

Bouquet de plante médicinale/ cliquer pour agrandir l'image

Abondance d'eau près d'In Merous/ Cliquer pour agrandir l'image
Petites coloquintes/ Cliquer pour agrandir l'image Tasa (herbe savon) dans le sable à El Ghessour/ Cliquer pour agrandir l'image

Quelques coloquintes poussent dans le sable. Ces cucurbitacées font partie de la pharmacopée traditionnelle touarègue comme beaucoup d'autres plantes et en particulier le cheh (armoise). A droite tasa,  plante qui était utilisée, après avoir été soigneusement pillée, en tant que substitut de savon pour nettoyer les vêtements.

Les jardins de Tazrouk - Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

Epouvantail - Tazrouk Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

Les jardins du désert 

Lors d'un voyage dans le désert il faut absolument visiter les jardins des oasis,  petites merveilles au milieu de l'aridité.
Ils exigent un travail incessant et sans cesse renouvelé pour lutter contre la sécheresse, désensablement et nettoyage des puits et des foggaras. Cependant un progrès indéniable a été l'introduction des pompes motorisées pour alimenter les bassins de retenue d'eau, elles ont remplacé avantageusement les systèmes traditionnels de puisage.
 les jardins du désert, par un judicieux mélange entre arbres  fruitiers et "ornementaux" ombrageant et protégeant les parcelles du vent et un système d'irrigation ou l'eau est répartie équitablement, fournissent de délicieux légumes et des fruits à la saveur incomparable. 

Histoire d'âne, chameaux et troupeaux   

Tu as vu le mouflon dans les rochers ? Zoom 300 mm il n'arrête pas de bouger, il se tourne et deux magnifiques oreilles se découpent dans le contre-jour, alors le dit mouflon se transforme en âne, déception.
Les chameaux (dromadaires) utiles pour transporter les lourdes charges des caravanes , objets de prestige en méharis richement parés pour la fête sont aussi devenus aujourd'hui les compagnons des méharées et des randonnées touristiques. D'introduction relative récente, aux environs des premiers siècles de notre ère voire peu avant, ils ont supplanté les chevaux beaucoup moins bien adaptés  aux conditions climatiques du Sahara.  
Le petit bétail, chèvres et moutons, que le visiteur aperçoit s'abreuvant au puits ou paissant dans le désert, constituent l'essentiel des animaux domestiques et fournissent viande et lait aux touareg. 

 

Puits sur le chemin du Tassili N'Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image Fillette transportant l'eau de la cascade de Tamekrest/ Cliquer pour agrandir l'image

Femme d'Abalessa tissant/ Cliquant pour agrandir l'image

Touareg en habits de fête, au premier plan Abderahmane Afarouag/ Cliquer pour agrandir l'image

Chaque pièce d'artisanat peut réunir plusieurs fonctions, utilitaires et décoratives, sacs de tente ou de selle pour la parade, bijoux représentation sociale et sexuelle, protection contre le mauvais oeil (amulettes en argent, en cuir ou en tissu contenant des messages, des herbes ), pierres à vertu prophylactique ou curative serties sur des bijoux , vanneries et ustensiles ménagers en bois décorés pour l'usage quotidien, tissages multicolores recouvrant et isolant les sièges des véhicules, takouba (grande épée), souvenir des rezzou d'antan et objet de prestige  encore portée par les touareg lors des fêtes.

Artisanat, objets du quotidien et des fêtes du Sahara

En rentrant chez lui le voyageur est lourdement chargé, les sacs ou valises emplis des souvenirs de son voyage, mais les objets, qu'il transporte sont aussi des objets du quotidien et des fêtes des touareg.
L'artisanat au Sahara est encore omniprésent, tradition toujours vivace représentée par des objets originaux, tant dans les formes, les couleurs vives et les décors, dessins géométriques typiquement touareg.

 
Portrait de Mouloudi Abdallah d'Abalessa / Cliquer pour agrandir l'image Grand tiraout et pendants de temps - Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image Amulette en cuir - protection contre le mauvais oeil/ Cliquer pour agrandir l'image Forgeron de Tamanrasset/ Cliquer pour agrandir l'image
Sac de tente, montage sur une image de l'Ahaggar/ Cliquer pour agrandir l'image

 
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© Sylvia Lucie Eva Donon - juin 2004 - Tous droits réservés