Tamanrasset
Cette ville située à environ 1'460 m d'altitude comptait en 1911 151 habitants, actuellement dans les 60'000
!!! Capitale des touareg de l'Ahaggar (Kel Ahaggar), chef lieu de Wilaya (préfecture) une route goudronnée, la
transsaharienne, et des liaisons aériennes régulières la relient à la
capitale Alger, située à plus de 2'000 km..
Carrefour des cultures, point de rencontre de l'Afrique du Nord et de
l'Afrique subsaharienne, le grand
marché de Tamanrasset, haut en couleurs, reflète bien ses diversités.
Tamanrasset une escale obligée pour celui ou celle qui veut découvrir
l'Ahaggar.
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Tin Hinan ou l'histoire des origines
Le
Hoggar, en arabe, ou Ahaggar en tamachek (langue berbère parlée par
les touareg), est le nom historique du pays contrôlé par la confédération
des Kel Ahaggar
Dans la tradition des tribus touareg de l'Ahaggar, les nobles se
disent descendants, par filiation utérine, d'une femme appelée Tin
Hinan, tandis que les tributaires considèrent sa servante comme leur
ancêtre.
Selon leur récit le plus connu : Tin Hinan, femme noble originaire de
Tafilalet, Sud de l'Atlas marocain, accompagnée de sa servante Takama
et de sa suite, quitta, il y a bien longtemps, son pays natal. Après un
long voyage elle arriva et s'installa à l'endroit, qui se nommera
Abalessa en souvenir de son frère.
Le mausolée de Tin Hinan, situé sur les bords de l'oued Abalessa,
à 100 km de Tamanrasset, était bien connu des touareg. Il a fait
l'objet d'une première campagne de fouilles en 1925 et d'une
seconde en 1933. Ce qui était considéré comme une légende par
l'occident a alors rejoint l'histoire!
La datation du mobilier indique une période allant
approximativement du II au IV siècle après JC. Une importante exposition
est consacrée à Tin Hinan au Musée National du Bardo à Alger.
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Société touarègue et classes
sociales
L'organisation
du monde touareg et les interactions entre les
différentes classes sociales de cette société fortement
hiérarchisée, sont impossibles à résumer en quelques
mots sans en trahir l'image et les subtilités.
Cependant, en simplifiant à l'extrême, elle se présente
comme suit : le chef suprême de la
confédération des Kel Ahaggar est l'Aménokal, qui est élu par les
tribus, puis viennent ensuite les aristocrates Ihaggaren (Ahaggar),
les
tributaires Kel Ulli (gens des chèvres) ou Imghad (Amghid) issus des
anciens peuplements des régions soumises par les Ihaggaren, les
Issaqqamarènes, groupement récemment intégré à
l'ethnie touareg, les
artisans Ineden (Enad), les Ineslimen (Aneslim) gens de l'Islam,
religieux qui se prétendent descendants du Prophète dont l'insertion
dans la société paraît relativement peu ancienne, sans oublier les anciens esclaves
Iklan, (Akli).
Le targui se dit aussi "Targui ould Targuia", traduction
"l'homme fils de la femme", ce qui renvoie au matriarcat dans les
structures familiales des sociétés berbères et à la répartition de
l'espace et des pouvoirs.
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L'Ahaggar et les
Tassilis paysages sublimes et
mémoire de l'humanité
Le désert de
L'Ahaggar couvre un territoire de 530'00
km2, ce qui
équivaut presque à la surface de la France , qui est de 551'000 km2.
Culminant à près de 3000 m le Mont Tahat, dans l'impressionnant massif
de l'Atakor, est le plus haut sommet de l'Ahaggar et de
l'Algérie.
L'Ahaggar offre au visiteur un voyage intemporel dans des paysages
grandioses et superbes. Le voyageur fasciné découvrira dans
ce désert, qui est l'un des plus
grand musée en plein air du monde, une partie de la mémoire de
l'humanité.
Le Tassili
N'Ajjer a été classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco.
A chaque détour de la piste le paysage change et c'est un enchantement
perpétuel, reg
étendues de pierre, erg sable et dunes, lit d'oueds
sablonneux, montagnes majestueuses aux formes étranges, tassilis
mystérieux et ténéré désert absolu.
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Géologie et
géants
La géologie de
l'Ahaggar est aussi variée que puisse l'être ce vaste territoire
, granits, grès, dépôts sédimentaires, forêts de pierre,
basaltes,
coulées de laves dues au volcanisme, mines de sel, massifs montagneux tel que
l'Atakor, pierres et blocs érodés par les vents de sable, ou éclatés
sous l'effet des importantes variations thermiques.
Parfois, il semble qu'un peuple de géants se soit amusé à sculpter et à bouleverser le
paysage en créant des formes énigmatiques et
étranges.
Il n'est pas étonnant que les touareg racontent que les premiers
habitants de leur pays étaient des géants, appelés en tamachek ijjabaren et des ogres.
Ils leur attribuent la réalisation des gravures et des peintures rupestres
et désignent les nombreux tumuli préislamiques du Sahara comme leurs
tombes.
Interrogation
d'un targui devant la gravure des boeufs à l'abreuvoir à Tegharghart :
"Penses-tu que des êtres humains puissent faire cela?".
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Désertification le paradis perdu
La période de désertification actuelle a commencé il y a environ
4'000
à 3'000 ans BP (before present) et toutes les régions n'ont pas subi
cette catastrophe en même temps.
Le Sahara central est demeuré plus
longtemps humide que le Sahara oriental. Il a été verdoyant, riche
d'une faune et d'une flore aujourd'hui disparues, à part quelques
rares témoins résiduels.
Il s'est peu à peu transformé en le désert
que nous connaissons actuellement, sous les coups de butoir des changements
climatiques et de la pression démographique, ne laissant plus à ses
habitants qu'à fuir pour assurer leur survie.
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L'Amadghor
ou le sel richesse du Sahara
Les mines de sel de l'Amadghor rappellent que le commerce
transsaharien fut florissant.
Les caravaniers échangeaient le sel récolté, bien
extrêmement précieux pour les populations du Sahel, principalement contre
du mil. Cette activité a favorisé l'ouverture des grandes routes à travers
le désert et a développé le commerce entre les pays du Sahel et le Sahara.
Ce système d'échange a perduré jusqu'à récemment. Mais aujourd'hui il ne
reste plus que les habitants de la région pour venir s'approvisionner aux
mines de l'Amadghor. Cependant chaque année la première semaine de mois
d'août de grandes fêtes sont organisées à Tazrouk, village de l'Ahaggar,
pour perpétuer le souvenir des grandes caravanes d'antan.
Le commerce
transsaharien aujourd'hui
Aujourd'hui les gros camions, très lourdement chargés, et
les véhicules de toutes sortes ont presque totalement remplacé les
caravanes. Ils sillonnent l'un des principaux axes d'échanges
entre le Nord du continent et l'Afrique subsaharienne.
Et...la transsaharienne de Tamanrasset à Agadez nous
raconte de nouvelles histoires, l'espoir fou des populations du Sud en
un avenir meilleur en Europe, les années 1970 rêve d'un autre monde des
enfants de mai 68, les premiers Paris-Dakar, mais aussi les drames d'un
Sahara, qui peut être impitoyable. |
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L'
Ahaggar ancien château
d'eau du Sahara
L'oued
Tafessasset, alimenté jadis par de nombreuses sources, était le
plus grand fleuve du Sahara central. Il coulait du nord au sud-est et
après un trajet de 1'500 km se jetait dans la cuvette du lac Tchad. Avec
l'Igharghar long de 1'300 km, qui prenait naissance dans l'Atakor pour
terminer sa course dans le chott Melghir (lac salé d'Algérie, au sud
du massif de l'Aurès, à la limite du Sahara), ils sont les témoins
fossiles de l'impressionnant réseau d'eau du Sahara fertile des temps
anciens.
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L'eau aujourd'hui précieuse et rare,
principe de vie
Aman
Iman, l'eau est le principe vital (l'âme qui anime le corps). Dans
le désert elle est précieuse et partout ou elle est présente,
la vie jaillit, végétation luxuriante, oiseaux , reptiles et mammifères, rappelant "le paradis perdu".
L'eau n'est cependant
pas totalement absente des contrées sahariennes, elle est quelquefois
difficile d'accès nécessitant le forage de puits très profonds pour
atteindre la nappe phréatique. Sourdant du sable elle coule aussi à
l'air libre en ruisseaux et cascades, s'accumule dans des cuvettes étanches
créant une guelta, agelmam en tamachek (petit lac), ou affleure près
de la surface dans le lit d'oueds.
Cependant et comme partout l'approvisionnement en eau dépend des
pluies, parfois les sources tarissent, les puits sont à sec, l'agelmam
n'est plus qu'un fond boueux. Ces sécheresses, quand elles perdurent, induisent des
conséquences dramatiques pour les populations touchées. Pour mémoire les
tragédies des grandes sécheresses, qui ont affecté, entre 1972-73 et 1983-84, les pays du Sahel.
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Rencontres avec
l'Islam à travers l'architecture
Allant à
l'essentiel pour le croyant, lieu de prière préservé, se fondant dans
le paysage, la Mosquée du désert ou Tamesjjida en Tamachek affirme
partout, que se soit dans les villages près des zéribas, le long des
piste ou à l'emplacement des campements, la présence du sacré au
quotidien. De simples pierres sèches délimitent par leur tracé l'aire
sacrée de l'espace profane. Ci-contre Tamesjjida près de Tit.
Dans certains village une Tamesjjida, est aussi construite en dur avec
les matériaux traditionnels. Photo de droite Tamesjjida à Hirafok.
Malheureusement, en hiver 2005, des pluies diluviennes se sont abattues
sur l'Ahaggar et la petite Mosquée d'Hirafok a fondu.
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Ci-contre la
Tamesjjida de l'Ilamane, selon la légende elle aurait été
construite par les compagnons du Prophète. Elle est constituée de
phonolites (allumettes) extraits dans les environs. |
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Djanet Tassili N'Ajjer
C'est une très belle oasis, la palmeraie verdoyante s'étend dans la
vallée de l'oued Djanet. Le vieux Ksar se marie et s'intègre aux gros
blocs de pierres arrondis, architecture ne faisant qu'une avec la
nature. De loin l'image des maisons disparaît se fondant dans le djebel.
L'implantation humaine dans l'oasis de Djanet est très ancienne et date
des temps les plus reculés de la préhistoire. (du paléolithique inférieur
1.7 ma). Dans ses environs les vestiges archéologiques sont nombreux
et en montant sur le plateau il est possible d'admirer des peintures
rupestres de renommée internationale.
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