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| Tumulus conique des environs d'El
Ghessour, l'une des portes du Tassili N'Ahaggar |
Grand tumulus conique
dans la région de l'oued Foutes |
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| Grand tumulus en margelle de puits
entouré de pierres levées, oued Igharghar, |
Tumulus au bord de la
piste conduisant à l'agelmam de Youf Arlel |
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Tumuli, les tombes du Sahara
Les peuples du
Sahara n'ont pas légué que des gravures et des peintures rupestres,
leurs tombes nombreuses par endroits, attestent de rites mortuaires qui
ont évolué dans le temps.
Les plus anciens tumuli datent d'environ 7'900 ans BP (before present).
Les tumuli dits à cratère ont été érigés pendant une période allant du
4ème millénaire BP et sur une durée approximative de 3 millénaires.
Parfois ils sont mélangés à des tombes de même type, témoignant
toutefois des rites de l'Islam et datant des premières périodes de la
pénétration de l'islam dans l'Ahaggar et le Tassili N'Ajjer,
approximativement fin du VIIème début du VIIIème siècle après JC. |
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Grande tumulus au pied de l'Ilamane |
Petit tumulus en margelle de
puits du site de Tagmart |
Le défunt ou rarement les défunts étaient enterrés en
position fœtale ou fortement fléchie, bras et jambes repliés. Le cadavre
ligoté et empaqueté dans une peau (retour à l'état fœtal) était
déposé dans une sorte de caveau. La voûte de cette chambre étayée par du
bois réservait l'espace nécessaire à son inhumation et aux objets
l'accompagnant.
A l'origine les parois des tumuli étaient soigneusement lissées par un
enduit argilo-sableux humidifié, qui servait également à cimenter les
pierres.
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Tumuli, les tombes du Sahara, suite
Les tumuli sont, le plus souvent, groupés en nécropole non loin des
zones de pâturages ou des points d'eau (bords des oueds), plus rarement
l'on en découvre un, isolé, le long des chemins des caravanes.
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| Tumulus et à droite cercle/ région de Tiblist |
Tumuli près
d'In Guezzam |
A droite tombe islamique située au bord de la piste de l'Assekrem.Selon
les rites funéraires de l'Islam, la tête du mort est tournée vers l'est
en direction de la Mecque, une pierre est dressée au pied pour un
homme, 2 pierres pour une femme plus 1 au milieu si elle était enceinte. |
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| Tumulus dit en trou de serrure,
site de Tikoubaouine, Tassili N'Ajjer |
Monument à enclos ou
cercle de pierre du Tassili n'Ahaggar avec en son centre un
tumulus |
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Monuments funéraires et sanctuaires
Les monuments sont parfois de dimensions impressionnantes, il est alors
difficile d'en apprécier leurs structures en totalité sans prendre du
recul et sans qu'il n'y ait, pour certains, un promontoire à proximité.
A gauche un grand monument à couloir et enclos du site de Tikoubaouine,
appelé également "en trou de serrure", en son
centre un tumulus à cratère. Il est visible de loin car construit à
flanc de colline.
A droite un monument à enclos ou cercle de pierre du Tassili n'Ahaggar
avec en son centre un tumulus.
Ce type de réalisations peut dater, pour les plus anciens,
du néolithique soit environ 5'600 ans BP (before present). La
fonction mortuaire et la fonction rituelle étaient souvent confondues,
créant un sanctuaire, un lieu de pèlerinage. Qu'elles étaient les
croyances, les rites, des bâtisseurs de ces monuments, des
indices, tels que l'orientation des azimuts du couloir, font penser à
une religion basée sur une symbolique solaire.
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Lieux de prière ou observatoires astronomiques ?
Les lieus riches en vestiges archéologiques ne manquent pas dans le
Sahara. Sur les bords d'un affluent de l'oued Issendilène, de nombreux
tumuli et des sanctuaires attestent d'occupations humaines, qui ont pu
être continues ou successives. La aussi les époques cohabitent du
néolithique à l'Islam. Ci-contre : sanctuaire en
forme de croissant datant peut-être du 4ème millénaire BP, les
autels formés de trois pierres dressées (1 à 6 autels) qui normalement
font face à la construction semblent n'avoir pas existé ou avoir
disparu, cependant il y en a un sur le côté.
La ou les fonctions de ce type de vestiges sont
inconnues, rien n'y a été découvert à ce jour. Avec les cercles de
pierres de la photo de droite l'on peut s'imaginer qu'ils ont peut-être
servi de lieu de prière ou alors d'observatoire astronomique et pourquoi
pas de chemin initiatique.
A signaler que des sentiers, bordés de pierres, relient les
différentes parties de ce site. |
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| Double cercle de pierres, piste de l'Amadghor,
oued Telouhet |
Triple cercle de pierre,
site de Terhanet |
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Photos
ci-contre double cercle de pierres au bord de la piste menant aux mines
de sel de l'Amadghor, oued Telouhet et cercle de pierre à trois rangées
du site de Terhanet. |
La nécropole de Tin Hitan, Tassili N'Ahaggar
Cette nécropole, dont les tombes d'aspect très différent
des tumuli bien connus, n'a à ma connaissance pas fait l'objet d'études,
bien que ce site et les sépultures soient protégés par des alignements
de pierre récents?
L'on peut y constater que les nombreux ossements humains,
qui paraissent d'époque très éloignées dans le temps, jonchent le sol ou
affleurent à sa surface. Malgré les pillages l'on trouve encore
des tessons de poteries néolithiques et des morceaux de pierres de
meules. Des d'éléphants, à la patine relativement foncée, gravés sur les
rochers surplombant la nécropole, ont également retenu mon attention. |
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Vue partielle de la
nécropole de Tin Hitan |
Détail d'une des
tombes |
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